Dies ist eine HTML Version eines Anhanges der Informationsfreiheitsanfrage 'Meeting between Thierry Breton and Engie'.




Ref. Ares(2021)2531695 - 14/04/2021

 
leadership numérique – sont au cœur de la relance. 
•  La crise du COVID-19 a donné une impulsion nouvel e  et nous 
sommes en train de nous donner les moyens de convertir cette 
crise en opportunité de transformation de toute l’économie. 
Le plan de relance 
•  C’est dans ce contexte que le Conseil européen a conclu le 21 
juil et 2020 un accord sur le prochain cadre financier pluriannuel 
et l’instrument NextGenerationEU
•  La facilité pour la reprise et la résilience apportera un soutien 
financier sans précédent de 672 mil iards d’euros aux États 
membres sous la forme de prêts et de subventions. 
•  Nous devons les utiliser pour stimuler la transformation verte et 
numérique et rendre nos écosystèmes industriels plus résilients. 
•  Pour bénéficier de ces financements, les États membres préparent 
des plans nationaux de relance, définissant les réformes et 
investissements à mettre en œuvre. 
•  Les plans devront être conçus conformément aux objectifs 
stratégiques de l’UE, notamment la transition énergétique. 37% 
des financements devront y être consacrés. 
•  Dans cette contexte, la Commission a proposé des 
investissements dans les énergies renouvelables et l'hydrogène 
comme un des projets phares (exemple : module "Power Up"). Sur 
la base des plans nationaux pour l'énergie et le climat, les énergies 
renouvelables joueront également un rôle important. 
•  Des négociations sont en cours entre le Parlement européen et le 
Conseil afin que les actes soient adoptés d’ici au 1er janvier 2021. 
Une fois adoptée par le Conseil, la décision relative aux ressources 
propres devra être approuvée par tous les États membres. Le 
déploiement rapide de NextGenerationEU en dépend. 
Transition verte 

 

 
•  Les transitions écologique et numérique auront des répercussions 
sur chacun des secteurs de notre économie, de notre société et de 
notre industrie. 
•  La loi "climat"  fixe le cadre juridique pour orienter les 
investissements à long terme dans plusieurs écosystèmes 
industriels (par exemple : renouvelables, industries intensives en 
énergie, mobilité, construction, alimentation et numérique). 
•  Le 17 septembre, la Commission a adopté sa proposition pour 
revoir à la hausse son niveau d’ambition pour réduire ses 
émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. 
•  Créer la demande et les marchés pour des produits propres, bas-
carbone, efficace sur le plan énergétique et circulaire sera clé. 
•  Cela va créer de nouvel es opportunités pour les entreprises 
européennes,  notamment dans les domaines des énergies 
renouvelables, de la rénovation des bâtiments, des infrastructures 
plus intégrées, du transport, des batteries, de l'hydrogène, des 
applications numériques et spatiales. 
Les alliances industrielles 
•  L’approche des al iances industriel es peut être un outil important 
pour recenser les besoins en technologies, les possibilités 
d’investissement, les obstacles réglementaires et les catalyseurs. 
•  Une tel e approche a déjà montré ses avantages dans le domaine 
des batteries. 
•  Une al iance européenne pour un hydrogène propre a été lancée 
le 8 juil et pour soutenir la mise en œuvre de la stratégie 
hydrogène pour une Europe climatiquement neutre. 
•  L’objectif de l’al iance est de mettre au point un programme 
d’investissement et des projets concrets tout au long de la chaîne 
de valeur de l’hydrogène. Ces projets mettent en avant 
l’hydrogène vert et des solutions neutres pour le climat. 

 

 
•  Une industrie éolienne européenne forte sera également 
nécessaire pour réaliser l'ambition de la stratégie hydrogène. 
•  Je me réjouis  de votre participation active dans les activités de 
l’alliance. 
•  Le travail opérationnel de l’al iance sera organisé autour de tables 
rondes pour les différents piliers industriels de la chaîne de valeur 
de l’hydrogène. Les inscriptions à ces différents flux de travail 
seront disponibles dans les semaines à venir. 
Prix du carbone/Directive sur la fiscalité de l'énergie  
•  La fiscalité peut être un outil puissant pour soutenir la transition 
verte et notre ambition climatique. 
•  L'une de nos priorités est de réviser la directive sur la fiscalité de 
l'énergie adoptée il y a 17 ans et de la rendre conforme à  nos 
ambitions et politiques climatiques et énergétiques. 
•  L’évaluation de cette directive a mis en évidence que : 
o  La Directive actuel ement a peu d’impact sur la réduction 
des émissions, ni sur l’efficacité énergétique. Un large 
éventail d’exemptions et de réductions sectoriel es 
encourage de facto l’utilisation de combustibles fossiles et 
les taux minimaux ne donnent pas le signal correct. 
o  La Directive n’encourage pas suffisamment les 
investissements dans les technologies propres;   
o  La Directive n’est pas suffisamment coordonnée avec les 
autres politiques climatiques de l’UE (système d’échange de 
quotas d’émission de l’UE, directive sur les énergies 
renouvelables, directive sur l’efficacité énergétique). 
•  La Commission travail e pour présenter une proposition en 2021 
qui tienne compte aussi des récentes conclusions du Conseil. 
•  Nous avons lancé une consultation publique le 22 juil et afin de 

 

 
recueil ir le point de vue des États membres et des diverses 
parties prenantes. Ces consultations sont ouvertes jusqu'au 14 
octobre, et je vous encourage bien entendu à participer à la 
discussion et à apporter votre contribution à la consultation. 
Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières 
•  L’Union européenne est prête à jouer un rôle de pionnier mondial 
dans l’action climatique. Cette action ne peut être menée seule. 
•  La réduction des émissions de gaz à effet de serre exige des 
efforts et des investissements, de notre part mais aussi de la part 
de nos partenaires internationaux. 
•  La Commission s'est donc engagée à présenter une proposition de 
mécanisme d'ajustement carbone aux frontières, pour certains 
secteurs, d'ici juin 2021 afin de réduire le risque de fuite. 
•  Cet instrument est indispensable  à la mise en œuvre d’une 
politique climatique ambitieuse. C’est aussi une demande forte de 
l’ensemble des États membres et du Parlement européen dans le 
cadre des discussions sur les ressources propres. 
•  Une taxe carbone aux frontières sur les importations ou encore 
l'inclusion des importateurs au système d'échange de quotas 
d'émission de l'UE font partie des options qui sont actuel ement à 
l’étude. Une fois ce mécanisme d’ajustement en place, le prix des 
importations reflètera plus fidèlement leur teneur en carbone. 
Cela permettra ainsi de réduire les émissions mondiales en 
poussant les pays tiers à aligner leurs modes de production à la 
lutte contre le changement climatique. 
•  Le travail d’évaluation est en cours. Nous regardons non 
seulement l'impact économique et environnemental des 
différentes options envisagées mais également leur impact social. 
Et nous prendrons en compte le cadre général du plan 
d'investissement pour le Pacte vert, y compris le Fonds pour une 
transition juste, mis en place pour accompagner la transition vers 
une économie climatiquement neutre. 

 

 
•  L’instrument retenu devra être compatible avec nos engagements 
internationaux. C'est  une priorité absolue pour nous: nous 
voulons mettre en œuvre un mécanisme qui soit pleinement 
conforme à nos engagements extérieurs et aux principes de 
l'OMC. Nous sommes convaincus que cela est réalisable. Nous 
engagerons un dialogue de plus en plus intensif avec nos 
partenaires commerciaux dans les semaines et les mois à venir. 
•  Nous avons lancé une consultation publique afin de recueil ir le 
point de vue des États membres et des diverses parties prenantes. 
Ces consultations sont ouvertes jusqu'au 28 octobre, et je vous 
encourage à apporter votre contribution à la consultation. 
Financement de la transition énergique/Taxinomie 
 
•  Les très conséquents besoins d’investissement pour répondre aux 
ambitions du Pacte vert nécessitent de repenser le cadre financier 
européen. 
•  Les besoins d’investissement dans le secteur de l’énergie sont 
estimés à 400 milliards d’euros par an sur la période 2021-2030 
pour atteindre les objectifs en matière d’énergie et de climat. La 
très grande  majorité de ces investissements devra être réalisée 
par des capitaux privés. 
•  L’élaboration d’une taxinomie à l’échel e de l’UE pour les activités 
durables sur le plan environnemental est une pierre angulaire de 
la stratégie de l’Union européenne en matière de finance durable. 
Elle a reçu beaucoup d’attention de la part des institutions 
financières, des entreprises, mais aussi des gouvernements. 
•  La taxinomie de l’UE —  qui est en cours d’élaboration  —  vise à 
combler un manque important sur le marché en fournissant une 
compréhension commune de ce qui est "vert"  ou durable sur le 
plan environnemental. 
•  Concrètement, la taxinomie de l’UE sera une liste d’activités 
économiques qui contribuent de manière substantiel e à la 

 

 
réalisation de nos objectifs en matière de climat et 
d’environnement  de façon plus large, en commençant par le 
ralentissement et l’adaptation au changement climatique. 
•  La future taxinomie de l’UE fournira toutefois des orientations 
mais n’est pas une liste obligatoire d’activités dans lesquel es les 
investisseurs sont tenus d’investir s’ils veulent investir dans des 
actifs ou des projets "verts". Il appartient à chaque investisseur de 
décider dans quoi investir. 
•  Le premier acte délégué sur les activités contribuant de manière 
substantiel e à la réalisation des objectifs climatiques sera adopté 
d’ici la fin de l’année. Le deuxième acte délégué sur les activités 
contribuant aux autres objectifs environnementaux sera adopté 
un an plus tard, d’ici à la fin 2021. 
Defensives / Q&A 
Prix du carbone / Directive sur la Fiscalité de l’énergie 
Question : Les recettes fiscales doivent être fléchées vers les entreprises ou 
les activités durables afin de les soutenir. 
•  Les recettes des taxes sur l’énergie sont celles des États membres, il leur 
appartient d’en faire le meil eur usage possible. 
•  Néanmoins, le Green Deal doit être vu comme un ensemble complet qui 
prévoit d’une part de moderniser la fiscalité de l’énergie, mais également 
de soutenir la recherche et l’investissement d’investir dans des technologies 
propres, ainsi que de soutenir une transition juste et inclusive. 
Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières 
Question : Al ez-vous maintenir l’allocation de quotas gratuits dans le cadre 
du système d’échange de quotas d’émission de l’UE ?  
•  Le Pacte vert stipule que l’introduction d’un ajustement aux frontières 
serait une alternative aux mesures actuelles qui contrent le risque de fuite 
carbone dans le système d’échange de droits d’émission de l’UE. 
•  Nous étudions dans quelle mesure le remplacement des quotas gratuits par 
un ajustement carbone aux frontières pourrait être progressif afin de ne pas 
bouleverser brusquement les prix de revient des secteurs concernés. 
•  La Commission a décidé de faire passer son objectif de réduction des 
émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030 à 55%. El e évalue 

 

 
comment la révision du système d’échanges de quotas d’émissions de l’UE 
et un possible mécanisme d’ajustement carbone peuvent y contribuer. 
Question : Quels seront les secteurs concernés ?  
•  L’étude d’impact que nous menons actuel ement nous permettra de 
déterminer dans quels secteurs cette mesure a le plus de sens. Nous 
examinerons dans quel mesure les secteurs sont à risque de fuite de 
carbone, mais également dans quel e mesure il est possible de réduire les 
émissions des secteurs en question. 
Question : Comment évaluerez-vous le niveau d’ambition des pays tiers ?  
•  L’Union européenne est déterminée à engager un dialogue avec nos 
partenaires commerciaux par tous les canaux à notre disposition, les 
discussions sur le climat comme cel es sur le commerce. 
Background information 
Name of the Director who has cleared the material: Slawomir Tokarski 
BASIS request ID: CAB Breton 509 
Room, time: 
Participants: 
Name of main contact person: 
 
Directorate/Unit: GROW F.1 
 
 
Engie
 est un groupe industriel énergétique, issu de la fusion en 2008 de Gaz de 
France et Suez. L’État  français demeure l’actionnaire principal d’Engie, avec 
environ 35% des droits de vote. ENGIE a un chiffre d’affaires de 61 mil iards 
d’euros, dont 47 mil iards en Europe. Il a 160 000 employés dans le monde 
(137 000 en Europe). Les métiers clés d’Engie sont le gaz, les énergies 
renouvelables et les services. Engie a une capacité de production de 104 GW, 
dont 55% dans le gaz naturel et 27% dans les énergies renouvelables. Il est le 
premier opérateur d’infrastructures gazières en Europe. Le plan 
d’investissement d’Engie pour 2019-2021 prévoit 11 à 12 mil iards d'euros sur 
trois ans dans les services énergétiques et les énergies "vertes", financés en 
partie par la cession de 6 mil iards d'euros d'actifs, dont les dernières centrales 
à charbon. En 2018, Engie a investi 182 mil ions d’euros dans la recherche et 
développement et 166 mil ions dans les start-ups innovantes. 
Engie est à la une de la presse économique française, car il détient les 29,9% de 
Suez que Véolia souhaite acheter pour prendre le contrôle de Suez.  Le 5 
octobre, ENGIE a accepté de vendre à Véolia sa part dans Suez, malgré 
l’opposition des représentants de l’État dans son conseil d’administration. 
Prix du carbone/ Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières 
Les taxes environnementales peuvent être efficaces sur de nombreux fronts 

 

 
pour exploiter le potentiel de la croissance verte dans la reprise, en aidant à la 
fois les producteurs et les consommateurs à réduire les émissions de carbone 
et à faire de meil eurs choix.  Si elles sont bien conçues, ces taxes aident à 
compenser les coûts de la transition environnementale d'une manière 
socialement juste et encouragent les investissements dans des solutions 
propres et innovantes. 
Directive sur la fiscalité de l’énergie (ETD) / prix du carbone 
La directive sur la taxation de l’énergie, qui établit les règles de l’UE en matière 
de taxation des produits énergétiques utilisés comme carburant ou 
combustible de chauffage et de l’électricité, n’est plus conforme à la réalité 
d’aujourd’hui. L'année prochaine, la Commission présentera une proposition 
de révision de la directive, en veil ant à ce qu'el e établisse des signaux de prix 
soutenant nos ambitions climatiques. 
Mécanisme d’ajustement carbone aux frontière (CBAM) 
L’objectif de l’UE est de devenir neutre pour le climat d’ici à 2050. La réduction 
des émissions de gaz à effet de serre nécessite des efforts et des 
investissements. Tant que nos partenaires internationaux ne partagent pas le 
même niveau d’ambition, il existe un risque de fuite de carbone, soit parce que 
la production est transférée de l’UE vers d’autres pays moins ambitieux en 
matière de réduction des émissions, soit parce que les produits de l’UE sont 
remplacés par des importations à plus forte intensité de carbone. 
Afin de réduire ce risque, la Commission proposera d’ici juin 2021, un 
mécanisme d’ajustement carbone aux frontières, pour certains secteurs. Ce 
mécanisme est l’une des nouvel es ressources propres retenue par le Conseil 
européen dans ses conclusions du 21 juil et 2020. 
Position ENGIE 
À notre connaissance, Engie n'a exprimé aucune position sur la révision de 
l'ETD; Nous supposons qu'ils seront en faveur d'un traitement favorable de 
l'électricité. Une consultation publique est en cours (date limite le 15 octobre). 
Engie pourrait être encouragé à y répondre.  UPRIGAZ, l’organisation 
représentative des entreprises privées du GAZ dont ENGIE fait partie, est 
favorable à la mise en place d’un CBAM. 
Taxinomie 
ENGIE  pourrait  faire valoir que la production d’électricité à partir de gaz 
naturel devrait être incluse dans la taxinomie sur les objectifs climatiques en 
tant qu’activité "transitoire".  
Ils font valoir que l’énergie gazière constitue un pont efficace dans la transition