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Ref. Ares(2020)6010372 - 27/10/2020
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Background 
 
1.  Prix du carbone / Révision de la directive sur la Fiscalité de l’énergie 
Problème que l’initiative vise à résoudre 
Persistance  des  subventions  aux  combustibles  fossiles:  des  taux  nationaux  très 
divergents  sont  appliqués  en  combinaison  avec  un  large  éventail  d'exonérations  et  de 
réductions fiscales afin de préserver  la compétitivité des industries et des économies de 
l'UE et de poursuivre d'autres politiques nationales. Le nombre important d'exemptions et 
de  réductions  constitue  de  fait  une  forme  de  subventions  aux  combustibles  fossiles,  qui 
ne sont pas conformes aux objectifs du Pacte vert européen. 
L'ETD  n'est  pas  conforme  aux  objectifs  politiques  de  l'UE:  il  y  a  un  manque 
d'alignement entre l'ETD et, entre autres, le système d'échange de quotas d'émission de 
l'UE, la directive sur les énergies renouvelables et la directive sur l'efficacité énergétique. 
La  directive  ne  promeut  pas  de  manière  adéquate  la  réduction  des  émissions  de  gaz  à 
effet de serre, l'efficacité énergétique ou les carburants alternatifs (hydrogène, carburants 
synthétiques,  e-carburants,  biocarburants  avancés,  électricité,  etc.).  L'ETD  n'offre  pas 
d'incitations suffisantes à investir dans les technologies propres. Le traitement du secteur 
des  entreprises,  en  particulier  des  entreprises  à  forte  intensité  énergétique  et  des 
secteurs manufacturiers, dans le cadre de l'ETD varie considérablement. Pour les mêmes 
raisons, l'ETD n'est pas conforme aux objectifs du Pacte Vert européen. 
Manque  de  pertinence  pour  le  marché  intérieur:  l'ETD  n'atteint  plus  son  objectif 
premier  en  matière  de  bon  fonctionnement  du  marché  intérieur,  les  taux  minimaux 
d'imposition ayant perdu leur effet. 
 
2.  Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières 
Points de discussions 
Choix de  l’instrument:  Plusieurs  options  sont en  cours  d’évaluation,  telles qu’une taxe 
carbone  aux  frontières  sur  les  importations  ou  l’inclusion  des  importateurs  dans  le 
système d’échange de quotas d’émission de l’UE.  
Compatibilité avec l’OMC: Il existe des risques qu’un mécanisme d’ajustement carbone 
aux  frontières  soit  perçu  comme  une  mesure  visant  à  accroître  la  compétitivité 
internationale de l’UE, ce qui pourrait poser des problèmes du point de vue de l’OMC. Il 
est  donc  important  que  la  présente  proposition  soit  présentée  comme  une  mesure 
environnementale  visant  à  réduire  les  émissions  mondiales.  En  outre,  la  mesure  devrait 
être non discriminatoire. La DG TAXUD est en contact étroit avec TRADE et CLIMA à ce 
sujet.  
Interaction avec le SEQE: Il est nécessaire de présenter conjointement le réexamen du 
système  d’échange  de  quotas  d’émission  de  l’UE  et  la  proposition  de  mécanisme 
d’ajustement carbone aux frontières. Les deux mesures sont en effet liées entre elles: Le 
mécanisme  d’ajustement  carbone  aux  frontières  remplacera  les  mesures  actuelles  du 
système  d’échange  de  quotas  d’émission  de  l’UE  visant  à  réduire  le  risque  de  fuite  de 
carbone. En outre, le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières doit refléter le prix 
du carbone de l’UE pour le produit concerné, qui est actuellement fixé dans le cadre du 
système d’échange de quotas d’émission de l’UE, de sorte qu’il ne devrait pas y avoir de 
surcompensation.  L’articulation  précise  des  deux  mesures  est  toujours  en  cours 
d’évaluation. 
Position de l’UPRIGAZ, dont ENGIE fait partie sur le CBAM 
 
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  L’UPRIGAZ  accueil e  favorablement  l’initiative  de  la  Commission  visant  à  parvenir  à 
mettre  en  place  un  nouveau  mécanisme  permettant  à  la  fois  d’éviter  des  fuites  de 
carbone et de placer l’ensemble des acteurs économiques de l’Union européenne sur 
un pied d’égalité avec leurs concurrents à l’échelle mondiale. 
  L’UPRIGAZ observe que le mécanisme de l’ETS connait deux faiblesses : 
o  Si  l’ETS  permet  à  certains  secteurs  industriels  d’éviter  de  supporter  une  taxe 
carbone dans l’Union européenne, le dispositif ne protège pas ces industriels contre 
la concurrence internationale de pays tiers qui n’ont pas adopté une réglementation 
environnementale  –  sur  l’air,  l’eau  et  la  biodiversité  –  équivalente  à  la 
réglementation  européenne.  On  observe  par  ailleurs  que  ces  mêmes  pays 
disposent  d’une  réglementation  sociale  moins  protectrice  que  la  réglementation 
européenne, 
o  Ce  système  ne  couvre  pas  l’ensemble  des  secteurs  économiques  pour  lesquels, 
néanmoins, l’énergie et l’environnement sont des facteurs de production significatifs. 
   L’UPRIGAZ est donc favorable à une évolution du système européen de taxation aux 
frontières dont nous pensons qu’il devrait s’appuyer sur les points suivants : 
  La mise en place de ce mécanisme devrait être progressive. 
  Le  système  européen devrait  avoir  vocation  à s’étendre  au  niveau international,  et  à 
tout le moins aux pays du G7. 
  Les  produits  de  cette  taxe  aux  frontières  devraient  être  redistribués  à  chacun  des 
secteurs économiques concernés pour les placer dans des conditions de concurrence 
équitable.  Dans  ce  schéma,  l’ETS  aurait  vocation  à  disparaitre  et  tous  les  acteurs 
européens seraient soumis à la taxe carbone intérieure. 
  L’UPRIGAZ  souhaiterait  également  que  la  composante  carbone  de  l’électricité 
consommée  par  les  consommateurs  électro-intensifs  soit  incluse  dans  le  mécanisme 
de l’ETS. 
 
 
 
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