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Bruxelles, 10 juin 2021
WK 7728/2021 INIT
LIMITE
COMPET

MI
Ceci est un document destiné à une communauté spécifique de destinataires. La manipulation
et la distribution ultérieure sont sous la seule responsabilité des membres de la communauté.
NOTE
De:
FR Delegation
A:
Groupe "Compétitivité et croissance" (Marché intérieur - Attachés)
Groupe "Compétitivité et croissance" (Marché intérieur)
Sujet:
Non-papier des autorités françaises: Approfondir le marché intérieur des services
WK 7728/2021 INIT
ECOMP.3.A     TM/ech
LIMITE
FR

link to page 2 link to page 2 link to page 2 link to page 2 26 mai 2021 
 
Non-papier des autorités françaises 
Approfondir le marché intérieur des services 
 
L’approfondissement du marché intérieur des services semble aujourd’hui confronté à des difficultés 
liées à la variété des activités et des modèles (organisation politique, administrative, économie…) entre 
États membres, notamment dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire que nous traversons. 
Face à cette fragmentation, la France estime qu’une approche ciblée sur quelques secteurs de services 
clés, en lien avec les travaux sur les écosystèmes industriels engagés par la Commission, et qui tienne 
compte des différents leviers favorisant et des barrières limitant une activité transfrontière dans ces 
secteurs, offre les meil eures perspectives en termes de contribution potentielle à la croissance 
économique de l'Union européenne et à son autonomie stratégique. 
Cette approche pourrait être présentée et pilotée par le SMET et ses sous-groupes thématiques, en 
lien étroit avec les groupes d’experts, sous l’impulsion du Conseil compétitivité. 
 
1.  Construire une nouvel e approche sectoriel e du marché intérieur des services 
fondée sur les grands écosystèmes industriels européens. 
 
La stratégie industriel e présentée par la Commission européenne en mars 2020, qui vise à renforcer 

l’autonomie, la souveraineté et la cohésion des États  membres, consacre une approche par 
écosystèmes, au sein desquels les services occupent un rôle essentiel. Du fait des évolutions 
structurelles de l’économie (externalisation, numérisation, automatisation, transformation des 
modèles d’affaires, etc.), les services constituent désormais  entre 25% et 60% de l’emploi des 
entreprises industrielles des pays de l’OCDE; en France, 75% de la croissance de la valeur ajoutée 
industriel e entre 2005 et 2017 provient du développement des « services à caractère industriel »2. 
 
Les développements futurs du marché intérieur des services pourraient ainsi être guidés par une 
approche centrée sur les écosystèmes industriels, tels que définis par la Commission européenne3, 
à l’instar des travaux entrepris par la France et les Pays-Bas autour de l’écosystème « mobilité », et 
dont le principe a été accueil i favorablement par la Commission en février 2020, visant à identifier : 
(i) les services intrants et sortants particulièrement stratégiques à cet écosystème ; (ii) les barrières 
auxquelles les acteurs des services sont confrontés. Ces travaux ont pour ambition d’améliorer le 
fonctionnement de l’écosystème « mobilité » dans sa globalité, en prenant en compte l’importance de 
l’intégration entre industrie et services. Pensée comme un projet pilote, cette méthode pourrait, si elle 
montrait son efficacité, être répliquée ultérieurement par la Commission européenne et/ ou les 
partenaires européens dans les autres écosystèmes industriels  stratégiques, notamment les 
écosystèmes de la santé, du numérique, de l’électronique, de l’industrie énergo-intensive et de la 
construction par exemple4.  
 
La première étape consiste à identifier, pour chaque segment d’activité de l’écosystème, les services 
intrants particulièrement structurants voire indispensables à la pérennité des écosystèmes 
industriels,  selon  plusieurs critères qualitatifs et/ ou quantitatifs : (1) l’importance pour le 
                                                      
« Services in global value chains : from inputs to value creating  activities » (2017, S. Miroudot, OCDE) 
2 « La nouvel e industrie française : les leviers pour intégrer l’Industrie du Futur d’ici à 2025 » (2019, Accenture pour Symop, Gimelec et 
Al iance Industrie du Futur)  –  Liste des « services à caractère industriel » : (1) conseil  en gestion et recherche industrielle, (2) services 
informatiques, (3) fret ferroviaire, maritime, aérien, logistique, (4) nouvelles mobilités, (5) infrastructures numériques et télécoms, sécurité, 
(6) ingénierie de construction & grands projets  
3 voir « Annual single market report 2021 », SWD(2021) 351 final, pour la définition de ces écosystèmes. 
 

 

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fonctionnement de la chaîne de valeur ; (2) l’offre disponible (fournisseurs/ clients) ; (3) la valeur 
ajoutée apportée ; (4) les effets d’entraînement dans d’autres secteurs ; (5) l’autonomie stratégique 
pour l’UE. À ce titre, les services d’ingénierie et les services numériques, en tant qu’ils apportent des 
compétences critiques et à forte valeur ajoutée à leurs écosystèmes, et la logistique, en tant qu’elle 
garantit l’acheminement des matières premières et des  biens dans les meil eures conditions, 
constituent par exemple des services intrants particulièrement structurants (cf. en annexe les études 
de cas illustratives sur la contribution de l’ingénierie à l’écosystème de la mobilité et cel e du transport 
& logistique à l’écosystème de l’aéronautique et de la défense). 
 

2.  Repenser l’approfondissement du marché intérieur des services sur la base d’un 
diagnostic centré sur une approche usager, propre à permettre une mise en œuvre 
rapide de solutions pragmatiques 
La deuxième étape consiste à identifier, pour chaque service intrant clé, les barrières injustifiées 
réglementaires et non-réglementaires auxquelles les acteurs sont  confrontés au sein de l’Union 
européenne, y compris au niveau local. Ces barrières sont susceptibles de freiner le développement 
des écosystèmes, d’affecter leur compétitivité, voire de menacer la souveraineté de nos économies 
(dans le cas où des acteurs de services critiques viendraient à disparaître). 
 
La revue par les pairs entre États membres telle que décrite en annexe 2 est un bon exemple de 
méthode d’identification exhaustive des barrières sur un marché donné, basé sur la méthode de 
« l’approche usager ». Chaque  État  membre passe en revue toutes les étapes nécessaires à la 
prestation de service choisie dans un autre État membre (contact avec les ordres professionnels, 
demande de formulaires auprès de l’administration locale, etc.) et rend ensuite compte des difficultés 
qu’il a rencontrées. Les résultats obtenus dans les différents États membres participants sont ensuite 
confrontés et les solutions possibles sont discutées. La France et les États membres qui le souhaitent 
pourraient présenter la démarche conjointement avec la Commission lors d’une prochaine réunion 
du SMET. Des sous-groupes de travail pourraient alors être créés afin de répliquer la démarche sur 
les  services intrants clés des écosystèmes industriels, déterminés  selon la méthode décrite 
précédemment,  et les résultats être ensuite diffusés au sein du SMET et des groupes d’experts 
sectoriels. 
 
Solvit et les  outils  de suivi du marché intérieur sont également des sources précieuses de 
connaissance sur l’état du marché intérieur, et doivent par conséquent  être dès que possible 
fiabilisés et mieux exploités pour faciliter l’identification des freins, en particulier sur les écosystèmes 
prioritaires. 
 
Propositions : 

  Identifier les barrières  injustifiées, réglementaires et non-réglementaires,  y compris au 
niveau local, par le biais des revues par les pairs construites sur le modèle d’un parcours 
usager pour des secteurs qui seront considérés comme les plus stratégiques pour l’économie 
européenne, et notamment les services intrants clés des écosystèmes industriels qui auront 
pu être identifiés selon la méthode décrite en partie 1. 
 
  Dans les écosystèmes prioritaires, identifier les professions qui sont réglementées et mener 
une réflexion afin de déterminer si certaines pourraient faire l’objet d’un cadre commun de 
formation lorsque cela s’avère pertinent
 

 

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  Améliorer les outils de suivi et de performance  en mettant à jour les indicateurs et en 
encourageant les démarches inter services qui permettront de col ecter l’ensemble des 
données existantes sur le marché intérieur et de compléter le diagnostic fait sur les services 
intrants clés des écosystèmes industriels. À ce titre, la France salue les travaux engagés par la 
Commission sur l’indicateur de restrictivité et souhaite pouvoir engager un dialogue technique 
avec les services de la Commission. 
 
  Renforcer le réseau SOLVIT, qui est un outil précieux pour obtenir des retours sur le 
fonctionnement réel du marché intérieur. Pour améliorer son fonctionnement, la France a 
récemment alloué des moyens supplémentaires au suivi de ce dispositif. Elle soutiendra les 
travaux qui seront entrepris au niveau européen sur le sujet, notamment ceux visant à en faire 
une solution sérieuse et naturel e pour les acteurs économiques sur les questions d’application 
des règles du marché intérieur. 
 
Néanmoins, si le développement d’écosystèmes industriels de pointe au niveau européen implique 
de lever les barrières susceptibles d'entraver la mobilité des personnes ou de freiner la fourniture 
des services associés aux produits, paradoxalement il peut entraîner la création  de nouvel es 
barrières car les entreprises auront besoin de s'appuyer sur des personnes très qualifiées, vont vouloir 
sélectionner les prestataires de façon à élever la qualité du service, ou encore contrôler l'image de 
l'écosystème, ce qui peut donner lieu à l'apparition de procédures de certifications de services ou de 
labels. 
 
La préférence pour le soutien par les États membres aux normes européennes, formulée à l’article 26 
de la directive services, n’est plus suffisante car les États  membres peuvent utiliser l’outil de la 
certification, non seulement pour assurer la conformité à des normes existantes, mais également pour 
créer des référentiels à respecter par les prestataires qui s’ajoutent à des normes existantes ou même 
qui sont autonomes par rapport à ces normes. Même si les organismes certificateurs d’autres États 
membres peuvent vérifier la conformité à partir du moment où le règlement 765/2008/CE fixant les 
prescriptions relatives à l'accréditation et à la surveillance du marché pour la commercialisation des 
produits est respecté, ces référentiels « ad hoc » constituent une restriction de nature à rendre le 
marché moins attrayant et l’accès plus compliqué pour les prestataires des autres États membres. Il y 
a donc lieu de veil er à ce que ces différents modes d’accès restent compatibles entre eux, sans 
fardeau administratif excessif pour les PME et les prestataires indépendants. 
 
Proposition : 

  Pour ne pas aboutir à la fragmentation du marché intérieur des services, en particulier sur 
les  services intrants clés des écosystèmes  industriels  de pointe qui auront été identifiés 
comme stratégiques et prioritaires, la France soutient l’intérêt d’un travail destiné à faciliter 
la reconnaissance mutuel e des certifications nationales obligatoires et autres procédures 
administratives  d’accès  aux marchés nationaux.  Ces travaux pourraient s’inscrire dans la 
lignée de la proposition du SMET concernant spécifiquement l’écosystème de la construction. 
 
3.  Améliorer l'information à destination des professionnels et des entreprises  pour 
gagner en fluidité et en transparence 
Les opérateurs sur le marché intérieur des services ne pourraient que bénéficier d’actions rapides et 
concrètes visant à améliorer la transparence des informations qui leur sont fournies. Les guichets 
uniques  doivent pouvoir leur donner une information accessible et de qualité sur les 
réglementations applicables dans les différents États membres. Pourtant, il ressort des évaluations 
successives menées par la Commission que cet outil de transparence n’est pas encore pleinement mis 

 

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en œuvre. Les propositions qui suivent seraient immédiatement opérationnel es pour les entreprises, 
et pourraient s’inscrire en complément de la démarche du portail numérique unique (Single Digital 
Gateway). La France plaide ainsi pour une mobilisation forte de la Commission et des États membres 
sur ces sujets. Elle salue également les actions proposées par la Commission dans le cadre du SMET et 
visant à rationaliser les exigences en matière de documents à fournir dans le cadre des démarches de 
reconnaissance des qualifications professionnelles, de tels travaux ne pouvant qu’alléger  les 
démarches à accomplir pour les citoyens européens. 
 
Propositions :  
  Inscrire  dans les travaux des groupes d’expert et du SMET  la réalisation d’une nouvel e 
évaluation exhaustive de la qualité de l’ensemble des guichets uniques créés par les 
directives services et qualifications professionnelles, afin de mesurer les progrès accomplis et 
les marges d’amélioration. Les autorités françaises ont réalisé d’importants travaux de mise à 
jour des fiches accessibles aux professionnels et citoyens sur le guichet unique français. Ce 
faisant, elles ont contribué au renforcement des liens interservices afin qu’une information 
actualisée soit disponible en permanence. 
 
  Faciliter  l’accès des entreprises aux informations disponibles sur les sites des guichets 
uniques, par une traduction de ces informations dans au moins deux langues de l’UE. A ce 
titre, le service de traduction automatique actuellement en phase de test dans le système 
d’information du marché intérieur (IMI) est une excellente initiative et pourrait être répliqué.  
 
  En complément des guichets uniques existants, la France propose à la Commission de mettre 
en place des ressources organisées par écosystèmes prioritaires, en s’inspirant de la 
démarche Hylaw5  et en assurant sa mise à jour dans le temps. Une telle démarche 
permettrait d’avoir une vision consolidée des réglementations applicables dans le marché 
intérieur sur ces écosystèmes prioritaires, et pourrait utilement être complétée et approfondie 
en faisant de cette plateforme un lieu de mise en relation entre acteurs de l’écosystème, en 
donnant une visibilité nouvel e aux entreprises de services, dont le marché est 
structurellement plus fragmenté, vis-à-vis des acteurs industriels notamment. Cet outil 
pourrait également valoriser et diffuser les appels à projet lancés par chaque État membre, 
ainsi que les éventuelles possibilités de financement disponibles à l’échelle de l’Union. Une 
telle démarche aurait vocation à être pilotée par la task force du SMET. 
 
 
Les travaux en lien avec les écosystèmes stratégiques pourraient ainsi constituer une opportunité 
pour créer une expérimentation visant à une intégration la plus poussée possible des services qui y 
sont associés, qui passerait par exemple par la définition de référentiels européens de certification, 
l’élaboration d’une méthode de reconnaissance mutuel e en l’absence de référentiels harmonisés, 
la définition d’un cadre commun de formation pour les professions réglementées qui ne relèvent 
pas du mécanisme de reconnaissance automatique, lorsque cela s’avère pertinent, l’organisation de 
l’information par écosystème. 
                                                      
5  HyLaw, pour Hydrogen Law, est un projet qui a rassemblé 23 partenaires issus de 18 pays européens (Autriche, Belgique, Bulgarie, 
Danemark, Finlande, France, Allemagne, Hongrie, Italie, Lettonie, Norvège, Pologne, Roumanie, Espagne, Suède, Portugal, Pays-Bas et 
Royaume-Uni) et coordonnés par Hydrogen Europe. L’objectif était de stimuler l'adoption par le marché des technologies de l'hydrogène et 
des piles à combustible en fournissant aux développeurs du marché une vision claire des réglementations applicables tout en attirant 
l'attention des décideurs politiques sur les barrières juridiques à supprimer. Le projet a abouti à l’élaboration d’un site internet mettant à la 
disposition de tous cette compilation de la réglementation applicable au secteur, ainsi qu’à des synthèses par pays comportant des 
recommandations pour chaque pays visant à lever les barrières identifiées. 

 

link to page 6 Non-papier marché intérieur des services  
26 mai 2021 
Annexe 1 – Etudes de cas ciblées de services intrants (ingénierie et transport & 
logistique) à des écosystèmes industriels 
 
Etude de cas illustrative n°1 : contribution des services d’ingénierie à l’écosystème de la 
mobilité 
•  L’ingénierie propose de nombreux services à forte valeur ajoutée sur l’ensemble de la 
chaîne de valeur aux autorités publiques, constructeurs, industriels, équipementiers et 
opérateurs  : réalisation d’études techniques exploratoires et prédictives ; apport de 
conseil au stade de la décision (identification, programmation, faisabilité) ; pilotage de 
projet ; conception des ouvrages, équipements, produits, systèmes ; étude des processus 
et moyens de fabrication, validation des systèmes en simulation numérique et physiques ; 
contrôle des réalisations, etc. 
•  El e est un catalyseur d’innovations et constitue un intrant essentiel de R&D à 
l’écosystème de la mobilité  (et plus largement à d’autres écosystèmes, tels que 
l’aéronautique & la défense, la construction, les énergies renouvelables, les industries 
intensives en énergie, etc.). On estime, en France, que les activités d’ingénierie 
externalisée représentent ~30%-35% de la valeur des projets de R&D en mobilité1. 
•  El e répond à des enjeux fortement stratégiques faisant intervenir des questions de 
souveraineté, par exemple sur le segment des véhicules autonomes pour garantir la 
sécurité des occupants par la maîtrise des systèmes embarqués et des données associées, 
ce qui rend d’autant plus pertinente la nécessité de conserver, en Europe, un tissu puissant 
d’ingénieristes. 
•  El e est mobilisée dans chaque grand secteur (ex. automobile, ferroviaire, aérien, etc.) et 
segment de marché  (ex. infrastructures de recharge électrique, batteries, véhicule 
autonome, etc.), ce qui confère aux acteurs une vision à 360° des enjeux de mobilité et 
une agilité en matières de transfert de compétences, leur permettant de s’adapter aux 
dynamiques de marché (ex. reports modaux). Les acteurs de l’ingénierie conduisent des 
projets structurants dans plusieurs segments clés, parmi lesquels : 
o  Les infrastructures de recharge électrique : interopérabilité des services de recharge et 
intégration dans les plateformes numériques régionales (information, réservation, 
paiement, etc.) ; 
o  Les batteries : conception de batteries haute performance, conception intégrée des usines 
et des sites de recharge de batteries, etc. ; 
o  Les véhicules autonomes : développement de solutions ADAS (système d’assistance à la 
conduite avancée), expérimentation de navettes autonomes, etc. ; 
o  Les infrastructures connectées :  projets expérimentaux de communication véhicules-
infrastructure. 
 
                                                           
1 Estimation des professionnels français (Syntec-Ingénierie) pour le marché automobile 

 

link to page 7 Etude de cas il ustrative n°2 : contribution des services de transport & logistique à 
l’écosystème de l’aéronautique et de la défense 
•  Les services de transport & logistique permettent le bon fonctionnement d’ensemble 
des chaînes de valeur industriel es, en assurant, avec un certain niveau de service 
(délais),  de complexité technique (sécurité, volumes, horaires) et à un coût 
(économique, social, environnemental) acceptable, les activités suivantes 
o  Le transport amont : organisation des flux allant du fournisseur à l’entrepôt, opérations 
douanières ; 
o  la réception des marchandises, leur tri ; 
o  l’entreposage : rangement du stock vers un emplacement déterminé à l’aide d’outils de 
gestion intelligents ; 
o  la préparation : choix dans le stock de l’entrepôt puis préparation B2B ou B2C selon un 
processus spécifique à chaque marque et type de produit ; 
o  l’expédition : commandes confiées au transporteur chargé d’assurer la mise à disposition 
de la commande vers le client final ; 
o  le transport aval : mise à disposition du produit au client final à l’aide d’outils de pilotage 
de transport ; 
o  le SAV transport : assistance une fois la commande prise en charge par le transporteur en 
cas d’anomalie ou de retard de livraison ; 
o  la « reverse logistics » : gestion des flux retours. 
 
•  Dans l’écosystème de l’aéronautique et de la défense en particulier, les activités de 
transport & logistique répondent à des enjeux fortement stratégiques : 
o  el es garantissent la productivité et la compétitivité du client industriel en permettant le 
bon fonctionnement des chaînes de production aéronautique et la bonne gestion des 
stocks. Des gisements de productivité existent toutefois (entre 25% et 50% des stocks 
pourraient être réduits2), ce qui rappelle l’importance de disposer d’une filière logistique 
hautement compétitive ; 
o  el es sont au cœur d’enjeux de souveraineté et de sécurité : le partenaire ou le sous-
traitant logistique par nature détient une partie des données de ses donneurs d’ordre, 
souvent sensibles, en particulier dans l’aéronautique et la défense, qu’il convient 
éminemment de protéger ;  
o  el es peuvent faire naître des projets majeurs d’innovation : par exemple, par l’usage de 
l’intelligence artificielle pour améliorer la prédictibilité des stocks et par la blockchain pour 
concevoir des outils de transmission d’informations et de données entre acteurs de façon 
sécurisée permettant l’optimisation des opérations. 
 
 
 
                                                           
2 D’après une estimation d’un leader français de la logistique industriel e 

 

link to page 8 Annexe 2 – Il ustration de la méthode d’identification des barrières à la 
prestation de services par l’approche usager 
 
Contexte 
Afin de mieux comprendre le fonctionnement du  marché intérieur, au prisme  des besoins des 
professionnels, plusieurs États membres ont élaboré un exercice de revue par les pairs suivant un 
parcours usager notamment à l’occasion de la rénovation d’un logement. Cette démarche pourrait 
être reprise pour les prestations de service identifiées dans l’ensemble des écosystèmes industriels 
prioritaires, et en particulier ceux de la santé, du numérique, de l’électronique, de l’industrie énergo-
intensive et de la construction. 
L’objectif principal est d’obtenir une meilleure connaissance des barrières auxquelles sont confrontées 
les entreprises au sein du marché intérieur. Ce travail doit aussi faire émerger des solutions 
opérationnelles et, le cas échéant, des propositions ciblées, pour lever ces freins. 
En raison du contexte pandémique qui a mené les États membres à investir une grande partie de leurs 
ressources disponibles sur la gestion de crise et la relance, l’exercice de revue par les pairs « mutual 
testing » a été temporairement suspendu. Par ailleurs, de façon bilatérale, la France s’apprête à lancer 
le même exercice mutuel avec la Pologne. 
 
Méthodologie 
L’exercice prévoit une analyse approfondie à 360 degrés de certaines activités spécifiques qui, par 
nature, sont réalisées par de petits opérateurs économiques tant dans le cadre de la libre prestation 
de services que de la liberté d'établissement.   
L’analyse couvre toutes les étapes de la procédure, qu'el es relèvent ou non du champ d'application 
de la directive services et de la directive relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles 
(DQP). Par conséquent, elle doit inclure, en s’inspirant de la présente illustration, l'autorisation des 
travaux/l'autorisation administrative pour réaliser les travaux, la vérification des aspects administratifs 
légaux concernant l’entreprise ainsi que la vérification de sa compétence pour l’exécution des 
prestations, l’assurance, les équipements, la sécurité, etc. 
Elle met également l'accent sur des indicateurs simples comme le nombre d'autorités impliquées dans 
la procédure, les frais, l’accès à l’information et les langues disponibles, le temps passé à trouver 
l'information mais aussi à remplir la procédure, les délais, l'interprétation/la mise en œuvre homogène 
de la législation applicable par les municipalités. In fine, l’objectif est de mesurer le degré de sécurité 
juridique disponible pour le professionnel souhaitant proposer une prestation de services 
transfrontalière3. L'approche utilisateur est par ailleurs complétée par un examen par les pairs et une 
analyse économique, qui viennent enrichir le diagnostic : 
1)  L’approche utilisateur 
Il est important de suivre le parcours des entreprises afin de comprendre leurs problèmes concrets. 
Pour ce faire, une fois que les opérateurs fournissant des services transfrontaliers (ou tentant de le 
                                                           
3 Cf. Travaux européens « Stakeholders exercice » 2015 : la sécurité juridique est un, sinon le critère déterminant pour les professionnels qui 
souhaitent fournir une prestation dans un autre pays européen. La sécurité juridique peut être définie, au cas d’espèce, en l’assurance de 
respecter l’exhaustivité des obligations imposées par l’État d’accueil  

 

faire) dans l'activité analysée ont été détectés, il convient d'élaborer une cartographie des étapes 
suivies. 
Ce travail -  qui peut être réalisé en collaboration avec les associations professionnelles, par des 
entretiens structurés, des visites mystères - peut fournir des informations intéressantes non seulement 
sur les obstacles réglementaires, mais aussi sur les obstacles non réglementaires. 
2)  L'examen par les pairs 
Il s'agit d'une analyse détaillée du cadre réglementaire (à tous les niveaux) qui serait applicable dans 
chaque État membre pour la libre prestation et le libre établissement sur la base de l'exemple 
spécifique élaboré pour l'étude. 
Chaque participant établit une cartographie des exigences et des procédures applicables - en ajoutant 
des informations sur le coût et le temps nécessaires pour les remplir. 
Pour cette analyse, il est important : 
  d'inclure non seulement les États-membres voisins, mais aussi ceux qui ont des traditions 
législatives différentes. Cela aide à comprendre les obstacles réglementaires et non 
réglementaires. 
  d'inclure chaque exigence qui serait applicable, qu'elle relève ou non de la DS ou de la DQP. Cela 
permet de déterminer quel cadre doit être spécifiquement adapté pour résoudre les problèmes 
réels des entreprises. 
 
Ce travail de cartographie est réalisé par binômes, chaque État membre jouant le rôle de testeur et 
de testé (home et host). 
 
3)  L’analyse économique 
L'utilisation de données économiques permet d'avoir une vision objective du degré de pénétrabilité 
du marché. Cela permet de comprendre dans quel e mesure les barrières détectées entravent 
effectivement ou non la prestation transfrontalière de services ou le libre établissement. Cet axe est 
essentiel pour fixer les priorités des futures propositions. Trois ressources différentes pourront être 
explorées : les informations fiscales, les registres sectoriels, ou les enquêtes élaborées en col aboration 
avec les organisations professionnelles. 
 
Une fois le diagnostic établi, un débat structuré est prévu lors d'une réunion au cours de laquelle les 
États membres participants peuvent expliquer leurs conclusions, échanger leurs points de vue et se 
mettre d’accord sur un diagnostic partagé.  
 
*** 

 

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